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La Russie et les empoisonnements, vingt ans de crimes sans commanditaires

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Plus d’une dizaine d’anciens agents, responsables politiques, journalistes et opposants russes ont été victimes d’empoisonnement ces vingt dernières années. Une technique qui offre aux responsables de ces actes une certaine impunité.

La police allemande monte la garde devant l’hôpital de la Charité, à Berlin, où l’opposant russe Alexeï Navalny a été admis dans un état critique le 22 août. JOHN MACDOUGALL / AFP

L’opposant au Kremlin Alexeï Navalny est hospitalisé dans le coma depuis le 20 août, dans un état critique, après être s’être senti mal à bord d’un vol commercial. Dès les premières heures qui ont suivi son hospitalisation, la porte-parole de l’opposant, Kira Iarmich, qui voyageait avec lui, a accusé sans hésiter : « Nous pensons que le thé d’Alexeï a été empoisonné. C’est la seule chose qu’il a bue depuis le matin », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.

Si les proches de l’avocat anticorruption sont si prompts à accuser le thé noir bu par M. Navalny dans un café de l’aéroport de Tomsk (Sibérie), c’est parce qu’il existe un précédent célèbre qui a marqué l’opinion russe : en 2004, la journaliste Anna Politkovskaïa était en vol pour rejoindre la ville de Beslan, où se déroulait une sanglante prise d’otages, lorsqu’elle a été empoisonnée.

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Les terroristes s’étaient montrés ouverts à la discussion, proposant le nom de la journaliste pour engager les négociations, de quoi agacer les autorités. Quelques minutes après avoir accepté un thé de la part d’un agent de bord, la journaliste perdait connaissance avant de tomber dans le coma. Deux ans plus tard, elle…

Paul Gogo

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